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Où est mon humour, mon humour décapant, mon humour râpeux d'anglais du nord? |
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Me voici rempli du sérieux le plus ennuyeux pour vous parler de mon art ! Je suis pourtant la proie d'un vent violent qui arrache toutes les pensées de ma cervlle au moment de peindre ou sculpter: pas d'idées dans la tête, je vois seulement ma main, mes deux mains tenir leur pinceaux, faire des taches, des traits, lancer de la couleur et c'est la course. Ai-je un flash au réveil? Je m'en saisis avec brosses, colle, marteau, couleurs et je le traque :le voici qui se transforme aussi imprévisible que les rêves de nos nuits. Que fais-je d'autre que piéger l'inconnu, arrivé de nulle part, sans destination, aussi fantasque qu'un caméléon. C'est là toute ma fantaisie, ma passion, ma raison de vivre. Ca me soulage tellement du travail gagne-pain: temps perdu. |
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J'ai autant de plaisir à travailler en groupe ou même avec une seule personne si nous partageons le même besoin de découvrir l' inimaginable. Je suis très heureux de travailler avec l'association Ponte Cultura qui groupe des brésiliens et des européens. Nous faisons des ateliers en France, en Allemagne et au Brésil. |
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J'ai autant de plaisir chaque semaine, très religieusement entre 10 et 12 heures, le dimanche matin à dessiner au fusain avec un peintre danois, Erik Koch. |
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Je suis très intrigué par les zones entre veille et sommeil. La façon la plus facile pour moi d'y pénétrer est la création.
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